C'est LA VOLONTÉ qui fait avancer.
...IL FAUT VOULOIR s'améliorer sur le chemin de Dieu pour apprendre à marcher seulement dans le sens de l'Islam vrai, du
Prophète (aleyhi salat wa salam), des pieux prédéesseurs, du Coran, de La Sunna.
CELUI QUI NE VEUT PAS ne cherche ni à savoir ni à comprendre et, certes, s'entête, s'obstine, s'infatue de sa propre opinion,
fondée sur le monde qui l'entoure, il s'encombre d'excuses, d'arguments faux suggérés par l'esprit malin qui le détourne de la voie des bienheureux...
La Foi est une affaire de coeur ET ET ET ET ET ET ET d'actes sincèrement posés par Amour et par Conviction pour Dieu. L'un ne
va pas sans l'autre. L'un n'existe pas sans l'autre. L'un dépend de l'autre, souffre de l'absence de l'autre. L'un est condamné à être incomplet sans l'autre...
La Religion est une Affaire de Coeur, pas d'Actes ! martèlent les gens (votre soeur Fatima propose cette réponse)
Salam aleïkoum wa rahmatullah wa barakatuh mes frères et sœur en Dieu et en humanité,
Combien de fois avons-nous entendu cette phrase : « La religion est dans le cœur ; c’est l’intention qui compte » ?
Cette phrase existe parce qu’il y a des croyants pratiquants et d’autres, non-pratiquants.
Les non-pratiquants lancent souvent cette réplique quand ils nous voient vanter les mérites de la pratique religieuse
instituée par Dieu et son Prophète (aleyhi salat wa salam).
Ils pensent que les actes d’adoration envers Dieu, fixés par Lui et notre Prophète (aleyhi salat wa salam) pour nous dans Le
Coran ET La Sunna (prière, jeûne, observation de tenues, d’attitudes, d’activités, de fréquentations appropriées, etc.) sont superflus ou non nécessaires à partir du moment où la foi est ancrée
dans la certitude du cœur.
Ils croient à la nécessité « d’être de leur temps », de vivre comme tout le monde, de suivre le courant, de ne pas se
distinguer, de se fondre dans la masse.
À ces personnes, nous disons :
Vous avez raison, les pratiques cultuelles (du culte) ne sont pas tout. En fait, elles ne sont rien si le cœur n’y est pas et
si l’intention qui les motive n’est pas sincère.
Mais la foi sincère peut-elle pour autant se passer des actes d’adoration ? Mérite-elle alors vraiment sont statut de «
sincère » ?
De toute évidence, dans le cas des non-pratiquants, la réponse est (en tout cas souvent) « Oui ».
Il faut donc les inviter à se questionner par le biais de la logique…
Prière de lire l’article jusqu’au bout avant de vous faire une opinion ; plus vous avancerez, plus les choses s’éclairciront
; nous y allons progressivement pour respecter le rythme de chacun…
Si la foi est d’abord une affaire de cœur, elle implique une relation à Dieu, et comme dans toute relation de coeur, cette
relation doit se fonder sur l’amour sincère.
Est-ce qu’il existe une relation d’amour, quelle qu’en soit la nature, qui puisse se satisfaire d’un doux sentiment,
sincèrement logé dans le cœur, et bien intentionné, mais qui jamais ne posera concrètement un seul acte pour exprimer, confirmer, entretenir et manifester fidèlement son amour au fil du temps qui
passe ?
Plus concrètement, par exemple, qui se satisfait de quelqu’un qui affirme être sincère et bien intentionné dans son amour,
alors que jamais il ne pose le moindre acte susceptible d’œuvrer en ce sens, et ce, de jours en jours, d’années en années, voire durant une vie entière ?
Qui peut supporter d’être aimé d’une personne qui jamais ne retiendra, ne soulignera ou n’assumera, d’aucune façon, les dates
importantes, les rendez-vous, les devoirs, les attentes, les sacrifices (etc.) qui d’habitude servent obligatoirement à construire, approfondir, solidifier et sceller toute relation ? Car si une
relation exige qu’on soit sincère, elle exige aussi qu’on se batte pour elle, qu’on travaille durement pour elle, pour la nourrir, la faire vivre, grandir et surtout survivre…
De même qu’il n’est pas concevable d’être gratifié de mille et une petites attentions de la part d’une personne qui en
réalité ne nous aime pas, qui ne cherche par là qu’à obtenir de nous quelque chose d’utile ou d’agréable (1ère catégorie de gens imaginée) ; de même, il n’est pas concevable d’être aimé
seulement, en silence, sans que rien ne vienne orner, couronner jamais cet amour d’actes précis, sentis (2ème catégorie de gens imaginée).
La première catégorie de gens sera souvent qualifiée « d’hypocrite » ; la deuxième catégorie sera souvent qualifiée de «
négligente ». Dans le 1er cas, la sincérité est inexistante ; dans le 2e cas, la sincérité est adolescente, elle est un bourgeon qui attend de s’épanouir, elle manque de maturité, et souvent même
à son propre insu… La distance frivole s’est creusée au sein de la relation, une distance malheureusement «confortable », pour certains, mais la vraie proximité avec l’être aimé ne peut pas
encore y être vécue vraiment, pleinement, dans la transcendance.
Autrement dit, l’amour dans le cœur reste parfaitement indissociable de ce qui doit s’en refléter dans les actes. Et
vice-versa.
L’ensemble de ces constats sont tout ce qu’il y a de plus normal, logique et justifié quand il s’agit de parler de nos
relations humaines.
Pourquoi alors, quand il s’agit de Dieu, les choses devraient être différentes ? N’est-ce pas une aberration ?
Comme nous, Dieu est Jaloux dans Son Amour et Il s’attend à ce que son serviteur, qui prétend L’aimer sincèrement, qui
prétend croire en Lui sincèrement et vouloir être avec Lui, Dieu s’attend, oui, à ce que ce serviteur le Lui démontre aussi, cet amour bien intentionné clamé avec sa bouche, et ce, par des actes
d’adoration précis. Dieu demande à son serviteur qu’il L’honore d’une présence fidèle régulière, appliquée de cœur et en actes.
De même que l’être humain s’attend à ce que ses relations humaines fondées sur l’amour soient accompagnées de petits actes
d’adoration (d’amour) au quotidien ; Dieu, à plus juste titre ! et à plus juste raison !, s’attend à ce que son serviteur accompagne la sincérité de son cœur d’une sincérité d’actes
particuliers.
Ces deux sincérités (de cœur et d’action) sont indissociables ; elles forment une seule entité. La foi, comme l’amour qui la
fonde dans le cœur (l’amour envers Dieu), ne se divise pas en ceci ou en cela, en bonnes intentions d’un côté et en actes d’adoration de l’autre côté ; si l’un de ces éléments est déficient,
l’autre le sera aussi inévitablement. L’un ne tient pas la route sans l’autre ; l’un souffre de l’absence de l’autre ; l’un dépend de l’autre ; l’un n’a de sens et n’existe que par l’autre,
complément capital.
Quand l’amour est sincère dans la relation, on est naturellement porté à vouloir poser des gestes, des actes d’amour,
d’adoration… Et plus cet amour est fort, plus il nous semble indispensable de poser les gestes qui sont le plus susceptibles de faire plaisir à l’être aimé. C’est son agrément à lui qu’on
recherche d’abord, pas le nôtre, et on n’éprouve jamais de paresse ou de faiblesse ou de difficulté à accomplir cela, au contraire ; on ne trouve pas de plus grand bonheur ailleurs, c’est l’air
qu’on respire, c’est notre raison de vivre et notre seule vraie source d’épanouissement. On entend souvent dire, dans les histoires d’amour : « Si toi tu es satisfait, heureux, alors seulement je
le serai aussi ».
Pareillement, celui qui aime Dieu d’un amour sincère n’a jamais la conscience tranquille et n’est jamais pleinement heureux
ou serein que lorsqu’il adore Dieu comme Dieu aime être adoré (par des prières, par le jeûne, par l’interdiction du blâmable, par la pratique du louable décrits dans le Coran ET la Sunna). Ce que
Dieu aime, son serviteur l’aime et l’applique ; ce que Dieu déteste, son serviteur le déteste et le rejette.
Voilà la sincérité de l’amour.
Et ce qu’il y a de merveilleux dans tout cela, c’est que bien qu’il s’agisse d’une servitude, ça n’en a plus du tout les
apparences et ce n’est pas vécu, senti sous ce mode, car Dieu, contrairement aux hommes, n’est pas ingrat et personne ne peut l’égaler dans sa Capacité d’aimer, d’être généreux, fidèle, de donner
en retour, de récompenser, de tout pardonner… Ainsi, son serviteur, dans la relation qui le lie à son Créateur, a l’assurance de ne jamais être oublié, trompé, déçu, trahi, négligé, abandonné,
jeté, etc. Au contraire, nul n’est en mesure d’imaginer seulement ce que Dieu réserve à son bien-aimé serviteur en matière de joie, de félicité, de bonheur, de secours, de soutien, de bienfaits
et de récompenses, dans ce monde et dans l’autre. Dans sa relation sincère à Dieu, le serviteur a la garantie absolue d’être satisfait au-delà de toute imagination.
Conclusions
Aux gens qui clament que « La religion est dans le cœur ; c’est l’intention qui compte », il faut rappeler que :
La PARFAITE sincérité et maturité de votre amour pour Dieu implique beaucoup de choses. Oui, la perfection n’existe pas, mais
il n’est pas impossible de la rechercher. Dieu est Parfait et aime ceux qui recherchent la perfection en toute chose, notamment dans la foi, de cœur et de pratique. Donc, demandez-vous si votre
foi, votre amour envers Dieu sont suffisamment importants pour que vous ayez envie d’emprunter le chemin de la perfection qui allie, dans la relation à Dieu, sincérité du cœur et des actes
d’adoration (on ne dit pas « actes D’ADORATION » pour rien ; le mot veut tout dire, par l’acte on adore, on sert, on aime mieux Dieu, on se rapproche de Lui, la relation grandit,
s’affermit).
Demandez-vous si votre cœur a une foi forte et bien intentionnée en ce sens précis.
Il n’est pas question de mettre en doute votre sincérité et vos bonnes intentions de prime abord, pas du tout, que Dieu nous
préserve d’une prétention aussi monstrueuse alors que moi-même et nous tous demeurons des êtres éternellement imparfaits.
Mais par affection fraternelle en Allah, on souhaite tous nous enjoindre à nous améliorer, à nous élever en degrés, à nous
perfectionner dans notre amour et notre relation à Dieu… Car si on se satisfait de peu, c’est signe que notre amour pour Dieu peut encore, et comme c’est toujours le cas, s’agrandir.
L’amour, dans toute relation, et dans celle qui nous lie à Dieu a fortiori… L’amour n’est jamais quelque chose d’acquis, vous
connaissez bien ce postulat…, et ce, même dans les sphères de la perfection ! C’est même à ce niveau qu’il est encore plus impératif de faire attention pour que l’amour soit encore gardé et
mérité…
La prière est un rendez-vous d’amour avec Dieu, plus digne d’être rejoint et aimé que qui que ce soit ou quoi que ce soit.
Quelqu’un qui aime Dieu va-t-il manquer ses rendez-vous avec lui ? Le fait-on avec notre âme-sœur ici-bas ?
Dieu est le meilleur Compagnon.
Dieu est préférable au monde entier, même à Son Paradis.
Existe-il un meilleur paradis en effet que l’amour de Dieu lui-même ? Si dans les chansons on entend souvent « le paradis
n’existe pas en dehors de ton amour, même avec toutes les richesses du monde, je ne saurais être heureux sans toi» (etc.), encore une fois, cela ne s’applique-t-il pas aussi à notre relation à
Dieu ?
Le jeûne n’est pas une souffrance, mais une seconde nature chez le croyant qui aime Dieu ; les amoureux de ce monde ne
voient-ils pas leur appétit se satisfaire de peu, tellement leur amour les comble ?
Dieu vous trouve beaux et belles tels qu’Il vous a créés, tels que vous êtes, sans artifices. Et Il vous chérit quand vous
préservez votre beauté naturelle en la revêtant de pudeur (avec coeur mais aussi en adoptant le comportement et l’habit de la modestie). Il aime que vous respectiez vos corps et vos âmes qu’Il
vous a confiés et qu’Il reprendra tôt ou tard.
Etc... Lisez la Sunna et le Coran pour tout connaître de ce que Dieu aime, dans le détail, vous qui L’aimez et cherchez à Lui
plaire. Dans le bien. Pour le bien de tout, de tous.
Il n’y a pas d’obsession à se souvenir de Lui, Dieu L’Aimé, tout le temps, comme on se souvient constamment de son enfant ou
de son conjoint ou de ses proches. Il n’y a rien de malsain dans cela.
La liste pourrait être allongée, et beaucoup de hadiths existent sur cette question…
Certes, cette relation idéale à Dieu, telle que décrite dans ce texte, n’est pas très à la mode partout dans le monde, et
nous vivons à une époque où tout nous conduit loin de cela, même parfois dans nos propres familles, dans notre propre communauté, oui, pas seulement dans la société actuelle ; et finalement, on
est davantage stimulé dans notre cœur et nos activités concrètes à travers des occupations autres que religieuses (familiales, conjugales, culturelles, sportives, professionnelles, terrestres
quoi, etc.)
Il ne s’agit aucunement de se distinguer de notre prochain par orgueil, ou d’attirer le regard (positif ou négatif) en
voulant adopter cette voie d’amour et de servitude dans la foi prêchée ici.
Nous recherchons juste la perfection, l’excellence sur cette voie, et ce, dans le respect de la différence, espérant montrer
l’exemple, servir de rappel en même temps. Cela en maintenant un équilibre avec les autres aspects de notre vie (travail, vie sociale…) orientés dans le droit chemin.
Vécue intelligemment (avec noblesse, ouverture, tolérance, paix, amour, bonté, sagesse, etc., qui sont les messages
fondateurs de l’islam), cette recherche de la perfection ne peut qu’apporter une lumière au monde et aux gens qui en auront toujours besoin, à partir de nous-mêmes.
Méditez sur ce rappel et soyez d’abord sincères avec vous-mêmes, reconnaissez ce qui doit être reconnu, en toute
impartialité, et essayez d’avancer. Il n’y a pas de mal à se remettre en question si nos certitudes représentent un frein à l’amélioration.
Dans tous les domaines de la vie, il est rare qu’on s’immobilise dans ce qu’on a, quand c’est peu, sans avoir l’ambition
d’aller plus loin ; Et même quand certains atteignent de hauts sommets, ils continuent de vouloir s’élever en ce monde en criant fièrement : « nous ne devons pas nous asseoir sur nos lauriers,
mais continuer de progresser ! » ;
Il n’y a pas de limites au progrès humain, et surtout pas dans la voie infinie de Dieu qui mérite aussi qu’on cherche
toujours à se rapprocher d’avantage de Lui. Et si cela nécessite au départ un bon cœur, sincère et bien intentionné, alors ce n’est là qu’une rampe d’accès qui permet d’acquérir plus encore,
mieux encore. Et cela, seuls les actes d’adoration le permettent. Sans eux, aucune élévation possible, aucun rapprochement possible avec Allah azawajel… Essayez pour voir, et vous découvrirez la
différence. Faites-en l’expérience concrète vous-même. Ce défi vaut le coup.
Réfléchissez, les plus grands de ce monde, les prophètes, les saints, les compagnons, avaient les cœurs les plus purs, les
plus aimants, les mieux intentionnés. Ils étaient les plus favorisés auprès de Dieu, ils avaient reçu de Lui le privilège de l’élection, de l’amour, de la proximité et de la complicité. Et
pourtant, ces grands personnages se livraient à des actes d’adoration parfois jusqu’à épuisement. Et quand ce n’était pas par amour qu’ils le faisaient, c’était par reconnaissance.
Le Prophète sidna Mohammed (salla Allah wa 3alyhi wa sallam) restait des nuits en prières jusqu’à ce que la plante de ses
pieds enfle, par pure reconnaissance des bienfaits que Dieu lui avait donnés, alors que Dieu avait décrété qu’il effacerait ses péchés passés, présents et futurs, et que le Paradis lui serait
accordé et ô combien d’autres bénédictions… masha Allah.
Ce n’est pas par jeu que Dieu et son Prophète (salla Allah wa 3alyhi wa sallam) ont établi pour nous des règles de conduite,
une pratique religieuse à suivre et respecter, des actes d’adoration à effectuer avec cœur…
Non, ce n’est pas par jeu, dit le Coran, mais c’est la condition de notre réussite sur Terre et après notre mort, enchaîne le
Coran. « Dieu sait et vous, vous ne savez pas » (Coran)
Comme ici-bas, rien n’est gagné facilement ; le Paradis demande également qu’on le gagne durement avec mérite et grandeur. Le
labeur n’est pas agréable à l’âme humaine, pourtant c’est un bien pour elle : « Il se peut que vous n’aimiez pas une chose alors qu’elle est un bien pour vous ; oui Dieu sait et vous, vous ne
savez pas » (Coran).
Méditez tout cela et voyez comment, maintenant, vous pourriez aussi, mes frères et sœurs, avec tout votre cœur, AGIR de
manière à satisfaire votre Dieu dans votre vie ET dans votre pratique de la foi.
Que Dieu fasse de nous des serviteurs vraiment pieux, dans tous les sens du terme, dans l’amour du cœur, de la vie pieuse et
de la pratique religieuse incontournable. Amin !
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